2022






 

 








 

2021


- Festival d'Art Sacré de Compiègne




 

 

 


- Expo Métro: 
                 - New York
                 - Monaco





 

 


- Exposition virtuelle: ( Mars 2021/Décembre 2021 )
https://online.flipbuilder.com/ucfw/lkqz/



 

 


- Luxembourg 2021


 

2020-2019


- Festival d'art sacré de Senlis





Montreux Art Gallery /MAG

 








 



Résumé carrière, expositions , emplois et formation 

 


 


 

 
Voir  aussi 
 
http://eisabelle.dictionnairedesartistescotes.com
 
et , toujours sur  

http://eisabelle.com/,

la galerie 

         " Une touche de musique et de poésie"         

 


Eĩsabelle

@eisabell_art
 


Entre musique , peinture et poésie


De Paris, où elle est née, jusqu’en Suisse où elle s’est établie tout en restant profondément fidèle à la terre vivaroise de ses ancêtres paternels où elle a vécu de longues années, Isabelle Coste-Therond a choisi un nom plus court, « Eĩsabelle »* (inspiré d’"Isabèl" en langue cévenole), lorsque cette artiste autodidacte franco-suisse, poétesse et essayiste à ses heures, a dû réinventer une nouvelle fois sa vie professionnelle en 2007 pour nous inviter à découvrir un univers qui dépasse de loin la perception qu’on peut en avoir au premier regard.

Après diverses petites récompenses musicales liées à l'enfance et certains concours internationaux (peinture et poésie) pour finir avec un Master of Arts, elle créé l’atelier « Chante -Soleil » à Cornaux en 2001-2002, inspirée par le drapeau de son village : dans un petit chalet cher à son cœur, ouvert à tous les âges, toutes les techniques, ainsi qu’à différents types de coaching ( concours EAA/ admissions au lycée en Art Visuels, travaux de fin d’année), elle aime à partager avec ses élèves sa passion de la vie, de la lumière et des formes.

Commanditaires passionnés, rencontres providentielles, amitiés nouvelles, demandes diverses et expositions s’enchaînent. Le paysage s’ouvre et le chemin se précise. La toile et la page blanches se libèrent d’un visage ou d’un poème.

"L'Atelier d'Eĩsabelle " est né.

Au bout du pinceau, de la plume ou du songe, il suffit d’être.

Et d’aimer.

       
_____________________________________________________________________________
 
   Born in Paris and replanted in Helvétie while remaining deeply faithful  to her Vivaroise land, Eisabelle is a self-taught franco-swiss artist who loves to share her passion for life, between music, painting and poetry, where everything is reliance, transmission, light and form. 

   At the end of the brushes, feathers and dreams, it is enough for her to look for links, resonances, correspondences between faces, shapes, colors .
   And to let oneself be found by a canvas, a look, a simple vision.

   It's enough for her to be.
   To believe .

   And to love.

______________________________________________________________________________

Encordée avec tous, faire ce qu'on peut à la mesure du moindre pas pour découvrir le paysage, tout là-haut, ,et cette lumière sur la montagne sans avoir le vertige! Puis redescendre dans la vallée, un reflet de beauté pure encore dans les yeux, pour le transmettre à son tour.

Être un simple petit artisan du vrai, des forces et des grâces qui avancent et respirent, à chaque battement de notre cœur, à chaque souffle d'air, vers l'essentiel et le sens de toutes choses, un lien caché, une harmonie secrète. Et se planter dans l’invisible comme dans le visible, partout et nulle part à la fois: là où les fleurs, les notes, les couleurs s'épanouissent et où les arbres, les formes, les mouvements de l'âme s'élèvent doucement, lentement, à leur rythme.

Là où les idées et les songes s'incarnent, les enfants rient, les oiseaux cherchent leur vie.

Et les hommes, leur cœur .

 
« La Beauté du monde est entre nos mains »

Zundel
_______________________________________________________________________________
"Eisabelle, passeuse d'art" ( Revue "Accrochages" , CH 1820 Montreux 2015, N°173 )

"Eisabelle. Faire naître le Silence " ( Paris .Novembre 2015)

▪ Dictionnaire 2012 à 2020 des artistes cotés ( Jusqu'en 2017: portail suisse d'art Swissart , hoswhoart.ch.et Ventes aux enchères Drouot sur drouotonline )

▪ Divers articles sur le Bulletin des Communes du district de Neuchâtel, et sur Arcinfo

"Une poétesse est née..." ( Nice 1987 :Pierre Bornecque , professeur Honoraire de l'Université, membres de l'Association Internationale des Études Françaises )

"Le poète a toujours raison": Nice Matin, 27 mai 1987 ( Association Art et Poésie-Côte d'Azur. Le Beau, thème du concours)

_______________________________________________________________________________
* Pourquoi ..."Eĩsabelle
"?

A travers ses attaches en terre vivaroise et sa double nationalité franco-suisse, si Isabèl* est devenue "Zabel" , puis "Eĩsabelle", c'est dû au fait non seulement qu'on l'appelait "Babélou" dans sa famille, mais que le grand et discret poète ardéchois, Jules Froment * * aimait l'appeler "Zabel" en faisant rimer son nom avec "fidèle" à chaque fois qu'il la croisait! ( Jules Froment fut son professeur de français, de latin et d'occitan au lycée ardéchois qui porte désormais son nom )
• * n. de f. Babet, petite Élisabeth, petite Isabelle. Eisabèu est devenue Zabel, (Eisabeloun, Eisabèu, Èisabello, Eisabello )

Lou Tresor dóu Felibrige
par Frédéric Mistral (1878)

• ** Jules (Julh) Froment 22 janvier 1918 ( Saint-Genest-de-Beauzon 07 ), 26 août 1977 (Montpellier 34) poète occitan

o Aigafòrt, I.E.O. Toulouse 1980

o Essais Vivarois: textes choisis et présentés par André Arnaud et Henry Hassan
_______________________________________________________________________________

"Au pays d'Eĩsabelle
...


La petite fille se cache, là, derrière un fauteuil…

Son père est en train d’écrire à la plume en noir et or agrémenté de rouge sur un merveilleux grand cahier. Elle voit bien qu’il connaît les gentils petits vers pleins de pieds qu’elle imagine aussi luisants et transparents que ceux qu’elle attrape, le soir, dans la senteur de ses montagnes au pied du vieux volcan endormi sur ses pinèdes.tandis que s'endorment les dernières cigales chassées par les grillons.

Soudain, il la voit, lui prépare une petite plume, lui donne un papier. Sans paroles: c’est comme s’il lui transmettait un trésor, un secret. Un regard bleu, un sourire. Une soudaine complicité...Un vrai bonheur !

Dans l’autre pièce, sa mère écrit, elle aussi, spontanée et légère. Comme un papillon voletant de mots en mots. De rêves en émotions.

A travers les portes ouvertes, un poème, peut-être, les relie d’un chant complémentaire, comme une histoire d’amour. Ou comme cette petite fille attentive à ne pas déranger le silence, la paix, la douceur habitée du moment.

D’ailleurs, autour d’elle, les tableaux familiers - paysages paternels peints avant sa naissance; fleurs et portraits maternels dont elle a suivi la gestation -, tous ces regards rayonnent sur son visage, à la hauteur des tubes et des couleurs. Des odeurs et des mouvements légers affleurant la toile ou le papier. Comme pour la protéger, la guider, l'accompagner, déjà, depuis ses années parisiennes jusqu' en cette belle terre d'Ardèche. Là où sourient les vieux ancêtres.

Et puis, un jour, voici que vient le grand frère admiré, tellement doué pour tout, celui qui offre les premiers tubes, le premier pinceau, la première grande boite toute de bois vêtue avant de peindre pour elle sur un bout de papier, en un tour de main, un gentil druide de bande dessinée et son chaudron magique.

Car lui aussi est peintre en merveilles de toutes sortes : elle aimera toujours ce couple de danseurs au crayon, cette Vierge à l'enfant; ce Narcisse au fusain qui seront pour elles des repères bouleversants; jusqu’aux futures marines, ces voyageuses d’infini. Qui l’appelleront plus tard au large lorsqu'elle ira le voir…

Oui, on peut commencer par tremper son pinceau dans un simple petit chaudron mystérieux... Et on se retrouve, un jour, posée en équilibre entre deux infinis, à le tremper dans tout un océan...Quel étonnement! Quelle merveille ?

La petite fille a eu de bons maîtres. Du coup, elle a l'impression, grâce à eux, d'être née avec un regard dans la main, un crayon dans le coeur.

Maintenant, il y a les images des livres, les expositions, les peintres aimés: elle copie, dessine, peint de plus en plus…Avec l'étrange impression que tout lui est donné, sans effort, même le plus difficile; que tout mûrit dans l'invisible . Même quand elle s'arrête ou dort: au retour, le trait devient, étrangement, encore plus léger, fluide, rapide! Car elle peint vite, le plus souvent, sans même s'en apercevoir. Recommence parfois, mais rarement. Apprend à se contenter du «bien» pour ne pas tomber dans un «mieux» qui, soudain, alourdit inutilement, appauvrit le trait. Lui fait recommencer toute l’œuvre au final! La perfection peut devenir un piège, une fragilité, une obsession.

Qui la ramène à l'humilité. C'est là qu'elle se sent rester petite… Et c'est bien ainsi.
Elle découvre et décrète finalement, un jour, qu'un tableau est fini quand elle ressent cette paix. Cette joie qui lui vient du fond de l'âme, du ventre, du coeur, elle ne sait. C'est comme pour un bébé qui vient de naître, avec cette impression d'achèvement, d'accomplissement heureux dans les bras.

Ou c'est comme un simple morceau de piano, un trait sur la partition : à la fin, il y a juste un point d'orgue. On peut y mettre tout ce qu'on veut, l'émotion, l'imparfait, l'impression de ne jamais pouvoir finir ce tableau qu'il faut travailler. Retravailler encore et encore, quitte à le défigurer, à s'épuiser avec lui…Le point d'orgue continue sa route tout seul jusqu'à la pure beauté, jusqu'au grand silence. Jusqu'à la pleine confiance : celle du lâcher prise, celle de l'abandon. On ne sait pas où vont les formes, les couleurs, les toiles...Comme les nouveaux-nés qui sont devenus des hommes ou des femmes sans qu'on s'en aperçoive vraiment, elles s'en vont vivre leur vie ailleurs, dans d'autres regards, d'autres attentes. D'autres réponses.

C'est là, dans ce point d'orgue, cette joie parfaite, qu'elle veut être après avoir tout donné… Seulement là. Tout est affaire de vibrations, d'ondes lumineuses.

Il lui semble, tout à-coup, que le visible ne peut s'appuyer que sur l'invisible. Qu'il y puise toute sa force, son inspiration, sa vérité. Sa réalité. Sinon, comment oserait-elle continuer de peindre, de composer, de jouer ? Comme une enfant? Dans un monde trop vaste pour elle?

Et puis la petite fille grandit… Dessine, dessine… Partout! Surtout… à l’école! Elle illustre ses cahiers, dévore des yeux autant de papiers que de livres, de perspectives que de visages. Traîne les pieds pour les devoirs, le soir, au pensionnat…Sa meilleure amie d'alors - parmi les quelques belles tendresses sœurs qui veilleront discrètement sur elle toute sa vie durant à travers fous rires et larmes -, lui retire livres et dessins. Pendant ce temps-là, les maîtres s’extasient ou grondent, selon leur humeur et, surtout, leur sensibilité.

On la qualifie d'originale, «d'artiste», avec une pointe d'encouragement amusé, le plus souvent, Ce qui l'étonne toujours autant. Mais parfois, aussi, avec un soupçon de jalousie. Et ça, la jalousie, c'est très douloureux. Car elle ne la comprend pas très bien. Du coup, elle en arrive à ne livrer de ses mots, notes et dessins que le strict minimum pour ne pas blesser davantage. Pour se sentir comprise, acceptée, aimée telle qu'elle se sent être. Tout simplement?

Mais voilà qu'au lycée, on parle de l’envoyer aux Beaux-Arts…Quelle joie ! Elle prépare un dossier avec son professeur… Elle y croit… Elle n'y croît pas… Elle y croît… À peine ? Et elle a bien raison! Au grand dam de ce dernier, elle ne pourra pas s’éloigner du vieux mas . Là où l’appellent déjà d’autres devoirs. Le temps des diplômes et des premiers emplois.

Restent quelques dessins, par-ci, par là… Mais l’écriture reste plus facile, une fois les copies corrigées, et la musique, cette autre compagne, finalement plus abordable.

Un ami, alors, l'encourage… Lui fait quelques poèmes… Cela ne suffit pas à la consoler. D'ailleurs, l'ami s'en va, l'ami n'est plus… C'est sûr, cette fois elle est inconsolable!

Pourtant voici que la vie reprend forme, avec des hivers plus cléments, de nouveaux printemps, des étés chaleureux. Là où ne mûrissent les épousailles que pour mieux s'incarner dans une famille et deux adorables petits bouts, qui, tour à tour, chantonnent avec elle dans leur parc sous le piano pendant qu’elle peint, du bout des doigts, des sous-bois, des sourires et des odeurs de thym sauvage ou de jasmin crochetés de souvenirs poignants joués à quatre mains avec ses élèves.

Les anciens petits concours de piano parisiens deviennent joutes de poésie, avec, au milieu - allez savoir pourquoi? - un prix de peinture pour une simple petite aquarelle. Mais la première grande toile à peine exposée, et, à son grand étonnement, une vente, déjà…

Car il continue bien, le chemin, sans en avoir l'air, telle une source cachée qui va ressurgir en torrent, plus loin. Ou une rivière souterraine qui s'abrite sous les rochers, se faufile dans des grottes obscures tout un temps d'été brûlant avant de déborder en crues soudaines lorsque s'en vient la saison des pluies et des orages.

Dans cette eau-là, passée au creuset des épreuves et des jours, on ne peut que tremper son courage , son cri et son pinceau. Il suffit d'attendre, patiemment que les vagues s'apaisent, se brisent sur les cailloux brûlants, les rêves dévastés. Les berges désolées.

Quand la surface des jours redevient lisse et chantante, ne voilà-t-il pas, soudain, qu'elle se met à refléter le ciel et ses consolations ? Car tout vient à l'heure à celui qui guette les signes et les nuages tout là-bas, sur la barre des montagnes. Sur les hauteurs de son âme. Ou dans les profondeurs les plus silencieuses, les plus paisibles de son être entre deux halages...

Les passeurs de sens, les sentinelles du coeur sont toujours de grands veilleurs.

Mais comment partager la ou les passions de toute une vie, déjà, riche de tous les visages aimés et rencontrés ? De tous les choix possibles portés par sept couleurs, sept notes, sept dons cachés au coeur de toute beauté.

C'est en Suisse qu'il est enfin possible de replanter quelques racines un peu meurtries par trop de départs. Et c'est là, en bonne terre, que tout se met à pousser, que tout continue de grandir: les enfants, bien sûr,. Mais surtout, cette envie lovée en creux comme un dernier  tout-petit à naître : peindre, peindre..!

Se souvenir et s’accrocher davantage au regard exigeant d’un père, le doigt pointé, autrefois, sur le seul défaut du dessin. Sans rien dire. Rejoindre le sourire azuré d’une maman pleine de fierté et d’encouragements. Devenir peintre, n’est-ce pas se retrouver après s’être, parfois, perdue de vue quelque part en route. La femme en devenir enfante enfin ses promesses les plus cachées.

Il suffira d’un ami passant commande pour un portrait : trois mois à contempler son image sans pouvoir y arriver… Soudain, le déclic ! Tout redevient facile, coule comme un torrent! Et, sous chaque caillou, sous chaque reflet dansant d’une truite dans le courant, les premières aquarelles se suivent et descendent vers l’océan. Rien ne peut plus les arrêter.

Elles traversent, en passant, l’Atelier enfin créé et son cœur de village pour partager ombres et lumières, larmes et rires entremêlés de toiles, d'essences et d'huiles: sa petite «maison d'artistes» à elle, son paradou. Son «cèl» sur la terre: une véritable quête de sens, de vérité, de transparence. Et la joie de peindre retrouvée, pour elle, pour tous, avec tous au coeur du monde.

Avec juste quelques élèves, pour commencer…( Mais à cette heure, combien sont-ils, si chers à son cœur ? )

Passent encore la vie, les jours, les joies et les drames. La grâce est là, toujours fidèle, avec de nouvelles amitiés, un autre atelier sous les toits, un premier vernissage…Jamais elle n’a pu autant peindre, se livrer, se re-donner au monde, à ses proches, à elle-même, avec autant de reconnaissance, de joie, de paix, de force.

Et de reconnaissance.

Elle est « une », enfin, corps, âme et esprit réunis. Et se redécouvre peintre, pleinement peintre…Tandis que les notes du piano, les mots des poèmes, les fleurs de son jardinet, sa famille, ses amis, son cher mari de là où il est maintenant et ses enfants éclatent de rire en regardant passer cette évidence!

Car, dorénavant, peindre devient un acte de foi, exigeant et libre. Peindre, ce n'est pas seulement enseigner: c’est devenu vital. Peindre, c’est respirer. C'est se sentir totalement femme, artiste et croyante d'un seul accord aux trois couleurs trinitaires, simple tercet dans sa chanson.

C’est se sentir reliée à l'éclair, soudain, entre ciel et terre, rattachée aux profondeurs du monde ainsi qu’à ses légèretés porteuses de signes et de prières vibrantes pour qui sait enfin voir, entendre, goûter, sentir à pleins poumons, à pleines mains et de plain-pieds-plain-coeur.

C’est se découvrir traversée par une lumière immobile qui ramène chez soi, à l’essentiel. A la pleine conscience d’être ici et maintenant.

Vers l’enfant qu’on a été, celui qui s’endormait chaque soir et en se voyant partir à une vitesse vertigineuse dans une sorte de vortex magnifique, très sécurisant, fait de toutes les couleurs. Tout en croyant, soudain, tomber du lit!

Peindre, alors, c’est vouloir continuer de s’appliquer à jouer "juste" sur un vieux piano. C’est souhaiter écrire "justement" avec des mots anciens tout ce qui se renouvelle sans cesse dans le grand mouvement des étoiles, des actes et des songes en traversant , sans mièvrerie ni fausses complaisances, la confusion, l'absurdité, le mensonge à soi-même et aux autres, l’apparence, l’éphémère et la mort.

C’est choisir de penser que la beauté et l’harmonie, quels que soient les visages qu'on peut leur donner, peuvent embrasser avec justice la paix et la fraternité quoi qu'il arrive. Et servir humblement là où le hasard semble vous avoir placée ( Mais le hasard peut-il exister tout seul?).

C’est chérir avec force et passion la mesure de toute chose et la sagesse de tout être.

Peindre, enfin, c’est s’abandonner dans les bras de la nuit, du ciel et de la terre, sur l'épaule d'un père, la douceur d'une mère. Dans les yeux d'un enfant ou le chant d'un oiseau. Le souffle du vent, la brûlure du soleil, la tiédeur de la terre, la fraîcheur de la pluie.

Comme une petite fille qui s'endort, toute pelotonnée, comme autrefois, dans son creux d'arc-en-ciel tourbillonnant aux mille couleurs où elle se sentait soudain partir, aspirer, tomber dans un étrange trou de lumière qui ne faisait pas peur.

Car elle sait, maintenant, pour l'aller comme pour le retour, que son vrai pays est ainsi fait.

Peindre, c'est aimer.

D'un seul coeur."

 
 


    
 

 


Rétrospective...(... extraits/petits survols rapides! )