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Une lumière pour le monde ...
Triptyque à l'huile
«Toutes les cathédrales, tous les autels, tous les calices… Tout cela n'est rien auprès d'un visage humain qui reçoit la lumière de Dieu et qui la communique»
 Maurice Zundel  (Neuchâtel 21 janvier 1897-Ouchy, 10 août 1975)____________________________________________________________________
En ce temps de l'Avent-Noël, un homme a écrit combien le monde est un berceau qui attend une inspiration, un visage, un chant nouveau.
Sourire discret et regard profond, ascétisme des traits, il nous regarde. Certains craignent peut-être ces yeux perçants pleins de bonté qui mettent à nue comme un enfant se voit percé à jour lorsqu'il a fait une bêtise; d'autres, au contraire, se sentent rejoints par ce regard.
 
Le lac, les Alpes, à l'horizon fuient sur tous les points ω d'un monde en gestation. Non ce ne sera pas la «fin du monde», mais, simplement, un changement fait de petites touches d'âmes et de révélations intérieures pour chacun, chacune, comme lorsqu'on peint un tableau et que la lumière, sous vos doigts, cherche à se diffuser, à se frayer une route, à traverser le plus opaque, à se donner sans compter, généreuse et subtile en traversant son arc-en-ciel de paix et de couleurs.
 
Le «berceau» est là. Il attend son Noël, cette nouvelle naissance annoncée qui remplit le ciel et la terre d'une espérance et d'une joie que rien ni personne ne pourra plus jamais enlever.
 
Deux enfants de part et d'autres, angelots des temps anciens ou simples petits témoins nouveaux d'une vie toute donnée qui s'est multipliée de par le moindre geste, la plus discrète écoute, le moindre de ses mots, se penchent et contemplent en riant l'homme profond dans lequel, une fois qu'on est tombé, on a du mal à ressortir. Sauf pour mieux incarner et essayer de vivre au quotidien ce qu'il nous a laissé, peut-être ?
 
L'Église dite «rouge, la toute jeune basilique vouée à Marie, voit cette dernière doucement accoudée sur ses rêves de jeune fille, de jeune mère, bientôt, toute cachée dans son sourire et son mystère.
 
Elle veille sur la pierre gravée et le tombeau de l'homme sur lequel beaucoup viennent se recueillir, réfléchir, se déposer un instant.
 
Et le lien de lumière encorde tout, les montagnes, les visages, le berceau et les aiguilles du clocher qui se sont arrêtées au coeur du temps.
 
Quelqu'un est là qui vient, en attente de chacun.
Quelqu'un s'en vient sur le chemin des hommes, le quotidien des femmes, des rire des enfants et le soupir des coeurs.
 
Il sera bientôt là.
Et nous, où serons-nous?

 
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