" Un poème que j'ai pu écrire, une musique aimée, touchent à l'être formel. (… ) J'essayais de songer à ma vie comme à un retable en trois tableaux. »
Jacques Chessex (Payerne, 1er mars 1934-Yverdon, 9 octobre 2009)

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.Une quête entre sang, douleur et cri au bord du monde et du simple vivant…
Il a créé la controverse, et je ne peux consentir à tout ce qu'il a laissé derrière lui.
 
Mais de ce que j'ignore encore de lui, que seule la mort a pu déchirer devant lui, dévoiler à ses yeux, pardonner à son coeur, je n'ai pas à juger.
 
Il m'a suffit de peindre un homme, comme vous et moi quelque part, avec ses tâtonnements et ses choix. Un pauvre diable d'errant sur sa terre entre la vie, la mort, qui se serait cherché un père toute sa vie avec un bon Dieu tout plein de lumière derrière, plein de douceur et de miséricorde pour le tout-petit qu'il a été un jour.
 
Tout cela à la pointe du stylo, du pinceau et des mots.
Du talent à donner et à prendre.
Un style qui avait du chien, du coeur, de l'image plein les yeux.

Pour quelques fulgurances d'âme et cette belle écriture  qui permettent d'exister un instant… Ne fallait-il pas un tableau?

Entre sang, douleur et cri au bord du monde et du simple vivant.
Un homme parmi tant d'autres qui lui ressemblent, qui me ressemblent, quelque part.

Et pourtant, un être  unique, rare...
Précieux à ceux qui l'aiment ou l'ont aimé.
 

 
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